Brustlein, 50 ans après

En ce matin frisquet du 20 octobre 1991, je me retrouve côte à côte avec les correspondants de presse locaux (Ouest France, Presse Océan, etc…). Nous sommes dans le bas de Chantenay à l’endroit ou il y a 50 ans, en pleine occupation allemande, trois jeunes anarchistes préparent un attentat à l’explosif contre un convoi allemand.

Quelques instants plus tard, nous nous rendons près de la cathédrale, à l’endroit exacte ou les terroristes ecécutent le Colonel Hotz commandant la région militaire. Attentat qui amènera l’exécution de 50 otages (48 en fait) en représailles.

Le seul survivant des trois jeunes terroristes, BRUSTLEN, est là pour raconter comment et pourquoi il fallait tuer le Général HOLTZ. Les questions des journalistes autant que celles des badauds présent fusent. Il y a les pour et les contres plutôt virulents. Je tourne autour de ce personnage décrié sur la place publique de Nantes.

A un moment, j’obtiens le cadrage voulu. La tête de BRUSTLEIN entourée par la foule et au 1er plan le chien d’un badaud désintéressé. L’un et l’autre s’opposent, séparés par cette foule compacte.

J’ai ma photo.

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